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Abiadura Haundiko Trena eta bidea Ligne à Grande Vitesse: un projet très contesté
 

UZTARITZE, www.herriabizidadin.org, 2007.01.07. Herritarrer ekarriko dituen kalte izigarriak jakinez, Bordale-Irungo Abiadura Haundiko Treina arras gaizki ikusia dago : funtsen bortxaz kentzeak, gaitzeko obrak, ingurumenarentzat ondorioak… Herriaren inguru hauetan geltoki berri baten eraikitzeko asmoak zuzenian kausitzen du Uztaritze.

Du 30 août au 29 décembre 2006, a lieu le Débat public sur le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) de Bordeaux à Hendaye dont le Maître d'Ouvrage est RFF (Réseau Ferré de France) et qui s'inscrit dans le projet de liaison européenne Sud Europe Aquitaine (SEA). Déjà, en 2005, le débat sur le projet de LGV Bordeaux/Toulouse avait été marqué par une force contestation des populations concernées et des élus du Sud Gironde. De même, en Hegoalde (Pays Basque sud), de très importantes manifestations ont lieu contre la construction du TGV (Abiadura Haundiko Trena - AHT) au Pays Basque et de nombreux référendums locaux ont obtenu des résultats très défavorables à ce projet.

Pour la LGV Bordeaux-Hendaye, une réunion d'information a réuni plus de 500 personnes le mercredi 29 novembre à la Salle Kiroleta à Uztaritze. L'opposition à ce projet est très forte et résolue, notamment de la part des associations de défense de l'environnement et des riverains. Les partisans de la LGV en ont fait l'amère expérience, notamment le Maire d'Uztaritze, M. Auroy. Lorsque ce dernier a soutenu le Projet de LGV parce que “cela nous rapprochera de Paris”, il fut très copieusement hué et sifflé par la très grande majorité du public.

Selon le Maître d'Ouvrage, le projet de LGV comporte trois scénarios :
1. Le doublement à quatre voies de la ligne existante entre Bordeaux et Irun.
2. Des voies nouvelles TGV de Bordeaux au Sud de Dax en passant à l'Ouest de Dax, puis une ligne nouvelle mixte (voyageurs et fret) au Pays Basque.
3. Des voies nouvelles TGV de Bordeaux au Sud de Dax en passant à l'Est de Dax, puis une ligne nouvelle mixte (voyageurs et fret) au Pays Basque.

En fait, les “grands élus” et la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) ont déjà choisi le 3e scénario, c'est-à-dire la solution la plus dévastatrice pour l'environnement et la plus chère, mais qui favorisera le plus les très grandes entreprises du Bâtiments et Travaux Publics (BTP) par l'ampleur des travaux à réaliser. Le coût environnemental, social et économique de ce projet “pharaonique” qui représentera au minimum 3,5 à 4 milliards d'euros est exorbitant. Le Pays Basque sera coupé, au côté de l'autoroute, de la RN 10 et des voies ferroviaires dèjà existantes par une nouvelle saignée qui le défigurera dans un milieu très urbanisé, la population concernée étant directement victime, pour des générations, des nuisances qui en découlent : expropriations multiples, travaux gigantesques, impact sur le cadre de vie, augmentations des coûts de transport, pollutions visuelles et nuisances sonores très importantes, etc. Le passage d'un TGV provoque des impacts sonores au minimum jusqu'à 1,5 km de part et d'autre de la ligne.

Bien entendu, les nouveaux tracés sont maintenus (volontairement ?) dans le flou. Le dossier se contente d'évoquer de possibles jumelages avec l'A63, l'A64 ou le couloir électrique des lignes à haute tension. La nouvelle ligne sera dévoreuse d'espaces : 7 hectares dévorés au km pour la ligne TGV des Landes, et 9 hectares par km au Pays Basque. Sont annoncés de l'ordre de 30.000 à 40.000 m3 de remblais par km. La promesse de nombreux tunnels et ouvrages d'art est illusoire, compte tenu des coûts démesurés que représente leur réalisation.

Uztaritze directement concernée

Les deux scénarios de voies nouvelles concernent directement Uztaritze. En effet, ils prévoient tous deux la création d'une nouvelle gare TGV dite “Pays Basque” sur le territoire de notre commune. Lors de la réunion du 29, plusieurs responsables ont confirmé le choix d'Uztaritze comme site d'installation éventuelle de cette “nouvelle gare”. En fait, ce sont deux types de TGV qui circuleraient au Pays Basque : les TGV “internationaux” qui ne s'arrêteraient que dans la nouvelle gare “basque” et les TGV de “desserte locale” qui au Sud de Dax reprendraient les voies existantes pour s'arrêter comme aujourd'hui à Baiona, Miarritze, Donibane Lohizune, Hendaia. La différence de temps entre les deux est insignifiante. De plus, sur les portions de Dax à Irun, compte tenu des contraintes de distance et d'équipement, cette nouvelle ligne ne sera pas une LGV, pouvant au grand maximum atteindre les 220 km/heure. En fait, ce projet de “nouvelle gare” induit des nuisances sonores et visuelles considérables à moyen et long terme et aura comme conséquences de très nombreuses expropriations pour tous les riverains d'Uztaritze et des communes voisines.

Mais, ne dit-on pas que des promoteurs auraient, fort à propos, acheté des terrains sur les communes voisines d'Uztaritze “miraculeusement” bien situés pour recevoir des équipements, bureaux et hangars, complémentaires de ce projet de nouvelle gare et qui leur rapporteront de très substantiels bénéfices ? Ne parle-t-on pas à ce sujet d'un véritable “délit d'initié” ?

Des conséquences très néfastes

Une LVG est conçue pour relier des grands centres urbains internationaux, nationaux ou régionaux entre eux, mais nullement pour desservir des petites et moyennes villes. Bien au contraire, une LGV coupe en deux tous les milieux urbains et ruraux qu'elle traverse. Du point de vue de l'aménagement du territoire, la technologie de la grande vitesse ne peut que contribuer à concentrer encore davantage les pôles urbains au détriment du monde rural mal desservi du point de vue des transports collectifs. Le projet accentue le déséquilibre rural/urbain et ne peut avoir que des conséquences négatives du point de vue de la cohésion sociale. Enfin, comme pour le TGV Sud-Est, la LGV Bordeaux-Irun amplifiera la flambée du tourisme et des prix de l'immobilier.

Selon les promoteurs du projet, celui-ci est présenté comme la solution pour résoudre l'engorgement de la RN10 et de l'autoroute par les camions. Cependant, l'expérience a montré que la création des LGV n'aboutissait à aucune décongestion des grands axes routiers et qu'aucun transfert crédible de la route vers le rail n'avait lieu, compte tenu de la politique SNCF défavorable au fret. A cet égard, rien n'interdit aux pouvoirs publics de procéder, dès aujourd'hui, à des transferts de la route sur la voie ferrée actuelle dans la mesure où elle n'est pas saturée par le trafic ferroviaire et susceptible d'être modernisée. Or, on doit constater qu'il n'y a aucune politique publique volontariste de l'Etat en la matière. En bref, l'accumulation des poids lourds à Biriatu continuera malgré la création de la LGV qui n'est destinée qu'à relier les grands centres urbains entre eux.


Objectivement, il apparaît que le projet de LGV est, pour toutes ces raisons, très néfaste. Le bilan coûts-avantages est clairement défavorable. Plus précisément pour Uztaritze, sa mise en oeuvre entraînera pour toute la population des conséquences très graves quant aux conditions de vie dans notre village. A cet égard, il est important que tous les élus et tous les futurs candidats aux élections locales prennent position sur ce projet crucial. Très clairement, les élus partisans de la LGV qui soutiennent un projet qui va directement à l'encontre des intérêts d'Uztaritze et de tous ses habitants, doivent directement être sanctionnés par tou(te)s les élect(rice)eurs. De plus, dans quelques années, si les habitants ne se mobilisent pas aujourd'hui, nous et nos enfants en seront directement affectés. C'est pourquoi, il faut que l'ensemble de la population soit pleinement informé et consulté à ce sujet.

www.herriabizidadin.org

2007/01/07

 
Gora Itzuli
 

 

2006 Garraiz-eko manifestua

 

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